Fanm Djok

Synchronicité

J’étais à deux doigts de supprimer ce journal. J’ai changé d’avis après avoir lu un email. Quelqu’un a lu mes écrits et m’encourage. Cela fait très plaisir ! Ce matin j’ai créé deux pages Instagram, une consacrée à la littérature africaine et caribéenne, et une autre plus générale. J’ai supprimé une l’après-midi et je ne compte pas poster sur l’autre. Je sais, c’est un signe flagrant d’instabilité. J’ai envie de partager des choses mais en même temps il y a plusieurs choses qui me retiennent.
J’ai mangé mon temps à regarder les profils de certaines personnes, dont les sœurs de J. Mais au lieu de finir par me morfondre, je me suis rendue compte de quelque chose : qu’il ne faut pas je me disperse. La vie des autres paraîtra toujours plus belle à celui qui n’a point d’ambition, point de courage, point de force de détermination, point de foi en lui même. Comme je l’ai écrit dans une lettre à moi-même : Garde dans ton cœur l’humilité, la bienveillance envers autrui et toi-même. Reste concentrée. Ne te fie pas à ce que tu crois voir. Sois heureuse pour les autres. L’univers a déjà mis entre tes mains quantité de pouvoirs. A toi de les révéler. Aie ce courage là.
Demain, J part très tôt. Il reviendra plus tôt du mariage à cause du couvre-feu. Je trouve cette décision un peu débile… T et moi, nous irons à la librairie Calypso, j’ai trop hâte de découvrir la première librairie parisienne spécialisée en littérature caribéenne ! J’ai aussi envie d’aller voir Dealer de livre, un martiniquais qui a ouvert sa librairie à Saint-Denis dans un conteneur et la librairie Tamery, mais je me dis qu’il vaut mieux être raisonnable, ce sera pour une prochaine fois.
J’ai lu La rumeur de Laura Bates. J’ai apprécié ma lecture du début à la fin. Il est bien écrit, bien traduit (ce qui a une grande importance) et parle de sujets importants : le harcèlement scolaire et la discriminations envers les femmes. L’incipit est fabuleux. Je trouve qu’il donne un très bon aperçu du livre avec son brin de poésie. Je me suis attachée au personnage d’Anna. Je me suis demandée quel est le secret qui l’avait poussé à fuir l’Angleterre avec sa mère. Et puis, ses recherches sur une possible sorcière m’ont happé, en même temps que ses tribulations dû à son harcèlement. J’ai ressenti de la colère, parfois de la tristesse avec ce livre. Mais au final, il y a quand même de l’espoir…